Les constructeurs en ligne : Wix, Squarespace et les autres
Vous vous inscrivez, vous choisissez un modèle, vous remplacez les textes et les photos. En un week-end, quelque chose est en ligne. C'est un vrai avantage, et il ne faut pas le balayer.
Le coût affiché va de 15 à 40 € par mois selon la formule, et il ne s'arrête jamais. Le jour où vous cessez de payer, le site disparaît. Sur trois ans, cela représente entre 540 et 1 440 €, pour quelque chose qui ne vous appartient toujours pas.
Le référencement y est correct sans être bon : les pages sont plus lourdes que nécessaire, et vous ne contrôlez pas grand-chose au-delà des titres. Pour un artisan qui vise « son métier et sa ville », c'est souvent le point qui plafonne.
Enfin, on n'en sort pas facilement. Le contenu ne s'exporte pas dans un format réutilisable ailleurs : changer de solution veut dire tout refaire.
WordPress
C'est de loin le plus répandu, et pour de bonnes raisons : on trouve une extension pour tout, beaucoup de prestataires savent y travailler, et le contenu vous appartient réellement.
Le prix d'entrée est variable, de quelques centaines d'euros pour un thème installé à plusieurs milliers pour un travail sur mesure. L'hébergement tourne autour de 5 à 15 € par mois.
Le vrai coût est ailleurs. Un WordPress demande des mises à jour régulières, du cœur comme des extensions. Un site laissé sans entretien pendant un an n'est pas un site tranquille, c'est un site vulnérable : les failles connues des extensions populaires sont exploitées automatiquement, en masse. J'ai vu plusieurs artisans découvrir que leur site redirigeait vers un site de paris en ligne depuis des semaines.
Et l'accumulation d'extensions alourdit les pages. Un WordPress mal tenu met cinq secondes à s'afficher sur un téléphone en 4G, ce qui suffit à faire partir la moitié des visiteurs.
Le sur mesure
Le code est écrit pour votre activité, il ne contient que ce dont vous avez besoin, et il vous est livré. Les pages sont légères parce qu'il n'y a rien d'inutile dedans.
Le prix d'entrée est plus élevé : chez moi, un site vitrine démarre à 1 190 €, payés à la commande, et un site avec des fonctions particulières à 2 200 €. Ensuite l'hébergement est à 20 € par mois, ou 49 € si vous voulez que je m'occupe aussi des sauvegardes, des mises à jour et des petites modifications. La maintenance reste facultative.
L'inconvénient est réel et je le dis : vous dépendez de quelqu'un pour les modifications lourdes. C'est pour cela que le code doit vous être livré, afin qu'un autre puisse reprendre le travail si je disparais.
Le calcul sur trois ans, qui est le seul honnête
Un constructeur en ligne à 25 € par mois coûte 900 € sur trois ans, et vous ne possédez rien à la fin.
Un WordPress à 800 € au départ, avec un hébergement à 10 € et une maintenance à 40 €, revient à environ 2 600 € sur la même durée, et le site vous appartient.
Un site sur mesure à 1 190 € avec 20 € d'hébergement revient à 1 910 €, et il vous appartient aussi.
Ces chiffres bougent selon les cas, mais l'ordre de grandeur ne bouge pas : la différence de prix entre les trois est bien plus faible qu'elle n'en a l'air le premier mois, et elle s'inverse souvent au bout de deux ans.
La question qui tranche
Posez-vous deux questions, dans cet ordre. Combien de temps êtes-vous prêt à passer vous-même sur votre site, chaque mois, pendant trois ans ? Et voulez-vous pouvoir partir avec ?
Si la réponse est « du temps, j'en ai, et la propriété m'est égale », un constructeur en ligne fera l'affaire et vous fera gagner des semaines. Si la réponse est « je n'ai pas le temps, et je veux que ce soit à moi », le sur mesure ou un WordPress bien tenu sont les deux seules options.
Ce qui est certain, c'est qu'un site abandonné ne rapporte rien, quelle que soit la technologie qui le fait tourner.
Et chez vous, ça donne quoi ? Collez l'adresse de votre site : vous avez le diagnostic en trente secondes, sans inscription. Analyser mon site
Une question sur votre cas précis ? Vingt minutes au téléphone suffisent à y voir clair, et c'est gratuit. Réserver un appel